Le HCR renforce la protection, l’accès aux services essentiels et les solutions durables dans l’Extrême-Nord face à une flambée de choléra et à l’augmentation des incidents de protection. La région de l’Extrême-Nord continue de faire face à une crise humanitaire complexe et prolongée liée au conflit dans le bassin du lac Tchad, aux déplacements internes, aux mouvements de retour et aux chocs climatiques récurrents (inondations et sécheresses). Elle accueille 125 012 réfugiés (principalement des nigérians), 453 661 personnes déplacées internes (PDI), 280 demandeurs d’asile, 198 940 rapatriés ainsi que 30 581 retournés camerounais anciennement déplacés internes, soit une population totale de plus de 808 474 personnes au 31 juillet 2026. Près des deux tiers des réfugiés nigérians vivent au camp de Minawao, qui connaît une surpopulation importante, exerçant une forte pression sur les services de base, les ressources naturelles et les relations avec les communautés hôtes. De nouveaux programmes pluriannuels ont été lancés afin de développer des alternatives viables au camp en renforçant les services, la résilience et les moyens de subsistance. Le camp de Minawao fait face à une épidémie active de choléra depuis le 23 juillet 2026. Les incidents de protection et les enlèvements sont en hausse dans la région (269 personnes enlevées entre janvier et juillet 2026, contre 249 pour l’ensemble de l’année 2025), tandis que l’insécurité entrave l’accès humanitaire à plusieurs localités. Le HCR poursuit sa collaboration étroite avec le Gouvernement du Cameroun afin d’accompagner la transition d’une assistance humanitaire directe vers un renforcement de l’inclusion des réfugiées dans les systèmes nationaux et la mise en œuvre de solutions durables favorisant l’autonomie et la cohésion sociale.