Le Cameroun dispose de politiques solides en faveur de l’inclusion des réfugiés dans le système éducatif, mais les déficits de financement continuent de priver de nombreux enfants d’accès à l’éducation. Moins d’un enfant réfugié sur quatre est scolarisé, plus de 152 000 enfants réfugiés restent déscolarisés, et l’accès à l’enseignement secondaire demeure extrêmement limité dans les principales zones accueillant des réfugiés. Des financements prévisibles de la part des donateurs sont nécessaires de toute urgence pour traduire les engagements politiques en salles de classe sûres, enseignants qualifiés et véritables possibilités d’apprentissage, en particulier pour les filles, les enfants en situation de handicap et les adolescents qui risquent d’être laissés pour compte.